Super-héros

Publié: 28 février 2006 dans Divertissement

DE SUPERMAN A SPIDER-MAN

60 ans de loyaux services

 

On croyait leurs capes et leurs collants usés jusqu’à la corde :

les super-heros sont pourtant loin d’être fatigués.

Histoire d’un genre toujours vivace.

 

A la fin des années 30, deux new-yorkais, Joe Shuster et Jerry Siegel, créent un nouveau  héros de bande dessinés, Superman « l’homme d’acier ». Ils inventent ainsi sans le savoir toute une lignée de personnages aux pouvoirs surhumains, les super-heros : Spider-Man, Bartman, Wonder Woman. Pendant les années qui suivirent, la Seconde Guerre mondiale suscita l’apparition de nombreuses figures luttant métaphoriquement aux côtés des GI en Europe et dans le Pacifique.

 

1939-1959 : pulps, SF et mythologie

Il faut d’abord rappeler l’apparition des comic books, support dans lequel naquirent

les super-heros, est contemporaine de la grande diffusion des pulps, ces magazines à bon marché qui publient des nouvelles de sciences-fiction, des récits de western ou des histoires policières au début du XXè siècle. Les pulps ne sont pas seulement des magazines à lire : ils sont richement illustrés.

L’idées d’étendre ces strips à des magazines entiers coule de source. Pour raconter quelles histoires ? Les mêmes que les pulps et le cinéma : des histoires policières, des western, des récits de SF ou des contes fantastiques. Dans une Amérique qui sort de la crise 1929, la police ne suffit à endiguer la criminalité galopante suscitée par la prohibition. Les héros justiciers, l’Amérique en connaît déjà : Zorro est né en 1919 dans un pulp. Premier personnage d’aventurier, popularisant l’idée qu’un individu peut user de la ruse – et d’une double identité pour combattre des adversaires plus forts que lui en nombre et en armes. Lorsque Superman naît sous la plume et le pinceau en 1939, l’aspiration à lutter contre le crime et l’injustice se mêle au espoir de progrès technologique, aux peur nées du monde moderne à l’extraordinaire libération de l’imaginaire suscités par la SF.

Clark Kent, alias Superman, ressemble à Zorro par son intégrité, sons sens de la justice, son désir de réparer les torts et son identité cachée. Mais c’est un héros de son temps,

ses super-pouvoir faisant l’objet d’une explication pseudo-scientifique : dans le numéro 1 d’Action Comics qui le présente en juin 1938, les auteurs expliquent qu’il court plus vite qu’un train, soulève des masses énormes, saute par-dessus des bâtiments de plus de vingt étages et est vulnérable aux balles, parce qu’il vient planète de gravité très supérieure à la Terre, où tout lui est, c’est logique, plus facile !

Les progrès scientifiques ne constituent pas la seule inspiration des super-héros. La première aventure de Batman en 1939 dans Dective Comics, revendique ouvertement l’héritage de Zorro : son héros n’est doté d’aucun pouvoir particulier, cet héros des pulps lutte la nuit contre le crime, en effrayant les criminels grâce à son costume de chauve-souris. Un troisième personnage marquant s’inspire directement des héros de la mythologie antique : Wonder Woman (née en 1941 dans Sensation Comics) est…une amazone dotée  de pouvoir quasi-divin ;

elle a été inventée par un psychologue, convaincu de la supériorité naturelle des femme !

 

Années 60 : l’espace et l’atome

Ces personnages, nés juste avant la guerre, nourrissent l’imaginaire des gamins des années 40 et 50. Au début des années 60, une poignée de jeunes créateurs vont inventés des super-héros plus modernes. Alors que la science venait au secours des super-héros d’avant et d’après-guerre, elle apparaît comme l’origine involontaire, voire maléfique, des pouvoirs de leurs successeurs : l’Amérique est entrée dans l’ère de l’atome et de l’espace. Spider-Man (l’homme-arraignée) doit ses aptitudes, sa résistance et ses sens hypertrophiés à une araignée radioactive, l’homme-araignée, est étudiant à l’université et doit, gagner sa vie pour payer ses études : ce qu’il fait en vendant à un quotidien, le Daily Bugle, des photos exclusives de ses exploits.

Ce qui ne change pas, ce sont les thèmes universels se de leurs histoires.

Les super-heros sont increvables, parce que leurs fondements symboliques et moraux sont toujours de lutte contre le crime protection des victimes, quête de justice dans une société impitoyable…

La question de l’identité et de l’origine, centrale pour Zorro ou Batman, le reste pour les super-héros de « troisième » génération. Les interrogations suscitées par leurs aptitudes extraordinaires font écho à celles que ce pose tout adolescents : qui suis-je ? En quoi et pourquoi suis-je différent des autres ? Que vais-je faire des ma vie ? Vais-je me tourner vers le bien ou vers le mal ?

 

Années 70-80 : super-malades

Au fil des décennies, les auteurs marqués par les mouvements d’idées des années 60 feront vivre à leurs génération. Dans les années 70, Batman se détournera caricaturaux comme le Joker pour se pencher sur la corruption des hommes. Pendant la même décennie,

les comic books abordent également de front la question de la drogue parmi les jeunes.

AU FIL DES ANNEES, LES SUPER-HEROS REDESCENDENT SUR TERRE, DECOUCRANT POLLUTION, CORRUTION OU MISERE SOCIAL. 

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