D. Rodman à Rodzilla

Publié: 20 mars 2006 dans Sport
        "Il n’y a pas un joueur qui soit plus incompris que Dennis Rodman."
 
Dennis est né au Texas, dans une banlieue mal famée de Dallas. Sa mère l’élève seule avec ses soeurs aînées après que son père ait très vite foutu le camp. Il est petit monstre du village. Assez petit et encore plus maigre, ce qui lui vaut le surnom de verre de terre (The Worm)! Il ne fout rien à l’école et ramène des objets volés à la maison en même temps que ses bulletins fournis en "F" et finit par se faire virer de chez lui. Rien dans le crâne, il persiste et squat les rues, mais il trouve enfin un job comme balayeur à l’aéroport. Si Dennis va poser ses fesses sur le banc de la fac. Là, il colle les basques de ses soeurs basketteuses de génies, et lui qui n’a jamais touché une balle, les ridiculise !
Personne ne comprend mais Dennis ne s’interroge même pas, il claque la porte de la fac et rentre chez lui. Dès lors, les coach et même le directeur de l’université vont se battre et harceler Rodman pour le convaincre de jouer en NCAA…
"Je ne répondais pas au téléphone, j’accordais peu de crédit à ses conneries. Je n’aurais jamais rejoué si je n’étais pas ouvrir la porte ce jour là! Mes soeurs et ma mère étaient occupés. Alors j’ai ouvert, le directeur et deux coachs étaient la! Je n’allais pas leur claquer la porte au nez…?! "
 
Dennis joue, Dennis enflamme les parquets, Dennis a un sens inné pour le rebond. Il le sent, il sait où et quand sauter. Il sait même sauté trois fois de suite pour une balle quand vous n’effectuez qu’un saut ! Les entraîneurs ne tardent donc pas à convaincre le Meilleur Défenseur qu’il peut devenir Quelqu’un, et qu’il doit foncer.
 
Bad Trip pour un Bad Boy
Nous sommes au début des années 90, la fin des 80’s a été marqué par le Traumatisme des Bad Boys! "Watcha gonna do when Detroit is playin’ against you! ". Isiah Thomas, Joe Dumars, Dennis Rodman,… Des mecs au grand coeur mais foutent la trouille parce qu’ils se battent avec leurs tripes sur le terrain. C’était la belle époque, où seule la rage primait! La rage de vaincre. Détroit avait amené du Street en NBA et choppé deux titres de Champions au passage. Ah ça oui, Jordan morflait à l’époque!
Seulement le team explose après le second titre et Dennis se retrouve parachuté à San Antonio, c’est encore trop tôt dans sa tête pour un retour au Texas. Et il ne digère pas, pas plus que son capitaine (Robinson). Ce n’est plus "marche ou crève" mais "fais de ton mieux"…? San Antonio vit depuis longtemps sur une tradition de silence dans les matchs, anti trash-talk et un coach qui ne le comprend pas. "Les coach …? Détroit avait DIEU, San Antonio avait DEBILE! " Rodman, alors brun et le n°10 des Spurs pète un cable
 
Mon pick-up, une nuit, un fusil…
On ne devient pas un homme en s’arrangeant dans la glace, on ne devient même pas quelqu’un parce qu’on s’est battu contre un individu. On devient un Homme lorsqu’on est capable de se retrouver en face de soi-même. Le talent incontestable qu’il possédait pour les rebonds et qui lui valait ses plus faibles moyennes de rebonds à 13, ne suffit plus! Une nuit à San Antonio, Dennis en a marre de toute cette incompréhention qui rôde autour de lui, de sa gonzesse-Madonna qui le fait suivre par jalousie, de ses fans qui ne pige plus rien, du basket qui semble avoir paumé son goût salé pour la hargne, de son ex-femme qui lui vole la garde de sa fille… Dennis attrape un fusil et passe la nuit dans le parking du stadej, le doigt sur la détente et le canon sous le menton. Le lendemain matin, on le retrouvera dans la même position endormi, et encerclé par les équipes de négotiation de la police. Entre temps, The Worm a pris une décision: c’en est fini des conneries et de se contenir, il allait laisser rejaillir tout ce qu’il avait contenu en lui. Vivre selon ses propres désirs! VIVRE HEUREUX.
 
Dennis – 1 / Rodman – 0
Les Spurs envoient l’homme heureux pisser dans une éprouvette, mais celui-ci ne se came pas à la surprise de tous! Même pas de marijuana. Alors c’est au tour du psy qui décrète que Rodman n’a rien d’anormal au contraire. Le fossé de l’incompréhention se creuse! C’est bon à voir, horrible à comprendre. Mais qui a dit qu’il fallait comprendre la vie? Cheuveux rouges…Colliers partout…Oreilles trouées dans tous les sens! Fringues de plus en plus chelou…San Antonio craque! Jordan revient de sa (première) retraite, et apprend la nouvelle…
 
Sweet Home Chicago !
Il choisi le n°91, car se sont les deux premiers de 911 (le n° d’appel des urgences) et rentré sous les ordres du coach Jackson et du maître Jordan. Une ère diciplinaire dans une écurie à trois bagues qui ne semble pas convenir l’émancipation récente du poulain.
Mais il va trouver en Phil Jackson LE seul homme qui le comprendra parfaitement. Ses retards répétitifs à l’entraînement ne seront pas sanctionés. "Les entraînement commencent par des shoots, Dennis ne shoot pas en match. Que voulez-vous qu’il fasse? De plus, c’est un homme qui vit sans montre. Très simplement, sa maison est immense mais les seuls meubles doivent être le lit et ceux de la cuisine !", raconte Phil Jackson. L’harmonie naît donc à nouveau et Rodman connaît un nouvel âge d’or. Un 3 peat (trois titres d’affilés) durant lequel il aura exaspéré les patrons comme David Stern (NBA’s boss), émerveillé des fans comme moi, et charmé plusieurs bombasses (Cindy Crawford, Carmen Electra,…) avec son style naturel et bien dans sa peau.
Ce mec a foutu les boules à la nba de par son excentricité et sa nature brut. Personne ne savait où ça allait mené, et tout le monde se foutait que cet individu ait gagné sept fois le titre de meilleur rebondeur. Parti de rien, il a montré à tous qu’il avait un grand coeur, et que derrière ce caractère bizzare se cachait une Sincerité violente qui s’opposait à l’hypocrisie de la ligue et de ses joueurs…
 
"While you were pointing at my hair, I won 5 championchips."
Il titre son autobiographie "Plus méchant, tu meurs", éjecter de Chicago à l’éclatement du groupe en 1998 avec un sale goût de déjà vu. Il atterit à L.A. sous le n°73 où il fait des matchs de folie mais compense par des entraînements loupés et des sorties à Las Vegas. Le dandy habillé moulé, voire en femme, est échangé avec Dallas. Là, il critique les méthodes du gosse de riche de proprio qui ne "comprenait rien au jeux", et est éjecté du circuit NBA pour de bon. David Stern est enfin débarrassé de cet electron et nous, nous perdons un joueur VRAI comme il en existe peu.  
 
 
 
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commentaires
  1. YoannTracyMcGrady dit :

    hmhm en tant que fan émérite de ce rebondeur de génie tu as quand meme occulté une partie de rodman et oui que serait dennis sans ses multiples égarements autant sur les parquets qu’en dehors c’est vrai il n’a loupé que de quelque billets vert la barre des 250 000 dollars d’amende !!! pété la figure a kelkes arbitres critiqués david stern ,fait des attouchements sexuels a plusieurs nanas ,c’est retrouvés chez le poste de police pour plusieurs fait divers .bon bon d’accord c’était le meilleur rebondeur pendant 2 saisons consécutives et meilleurs contreur n’empeche que rodman fout le bordel dans une équipe
     

  2. Poète 77 dit :

    Bonjour,
     
    Juste un petit mot pour te dire que mon frère Claude LAINÉ est le Président de la Fédération de Basket-ball du Val d’Oise (95).
     
    Bonne continuation pour ton blog, et garde ta passion pour le Basket……
     
    @micalement,
     
    Serge le Poète "Brouteur d’étoiles"

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