Iqbal Mashil (1983-1995); Le Martyr d’une enfance volée

Publié: 24 mars 2006 dans Actualités et politique
               Dix ans après l’adoption de la convention internationale des "Droits de l’Enfant" par l’assemblée générale des Nations-Unis, 250 millions d’enfants demeurent astreint au travail forcé. Même si chacun se souvient d’Iqbal Mashi, cet enfant pakistanai… 
 
          Iqbal Mashil n’était encore qu’un enfant lorsque ses parents l’on vendu pour éponger la dette familiale, contractée lors du mariage de son frère. A quatre ans, appartenant désormais à un fabriquant de tapis, il rejoint une de ces fabriques qui exploitent déjà 8 millions d’enfants honteusement exploités. Le mot est dramatiquement faible : volés, violés, humiliés,…
Pendant six ans, il travaile comme exclave, les chevilles blessées, couvertes de cicratrices à forces d’être enchaînés par de lourdes chaînes comme des bagnards. A dix ans, les mains déformées pour la finesse d’avoir noué des millions de précieux tapis revendus à prix d’or en Occident.
 
          Un jour de 1993, les noeuds de son calvaire se dénouent grâce aux mains de son libérateurs : Eshan Khan, président de la Ligue contre le travail des enfants pakistanais (BLLF). Lors d’une réunion qu’il organise dans le village d’Iqbal, Eshan découvre le jeune enfant blotti dans un coin de la salle, litéralement éffrayé. "Il était émacié et ressemblait à un vieille homme" dira Eshan, qui n’a qu’une seule envie pour lui redonner le goût de vivre et la rage de se battre : montrer à cet enfant-esclave le chemin de la liberté. Iqbal devient alors le symbole de cette jeunesse martyrisé.
 
         En janvier 1995 considérer comme le porte-parole de l’enfance exploitée, Iqbal participe à une Convention contre l’esclavage des enfants à Lahore. Orateur de talent, il parcourt le monde entier pour alerter l’opinion internationale sur les conditions inhumaines imposées aux enfants du Pakistan, de l’Inde, du Bengladesh et d’ailleurs. "Nous nous levons à 4 heures du matin et travaillons enchaînés durans 12 heures… n’achetez pas le sang des enfants !" 
 

© Jamil Zaïani

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