Rucker Park espoir.

Publié: 9 avril 2006 dans Sport
Un nom, un esprit.
Le symbole du basket playground "made in us", une icône pour tout joueur qui s’est intéressé au basket-ball pratiqué en dehors des parquets trop lisses et des clubs trop contraigneants. Beaucoup n’y sont jamais allé, et pourtant chacun se fait sa petite idée de ce qu’est Rocker Paek. Les reportages, les films et les photos nous ont aidés à construire cette image. Rucker Park, c’est la quintessence du basket de rue. Le basket dur et racé de New-York, pas le New-York de Manhattan, de Wallstreet et de Broadway. Non, à Rucker Park on est à Harlem, pas de paillettes ni de Golden boys, rien de tout ça. Ici les jeunes rêvent d’accrocher les cercles rouillés et d’imiter les plus grands en enchaînant cross, dunk et trash talking. Lieu de pèlerinage pour les basketteurs du monde entiers, Rucker Park est avant toute chose le rêve d’un homme exceptionnel, un homme aujourd’hui oublié, Holcombe Rucker.    
 
"C’est le basket-ball qui sauvera des vie…" 
1946, nous sommes au lendemain de la Seconde guerre mondiale. New-York est la cité du vice et de débauche, crime et drogue sont le quotidien des jeunes défavorisés. Si vous ne prenez pas garde, la rue vous attrape et ne vous  lâche plus. Tous les jours la rue et vices engloutissent les plus faibles. Holcombe Rucker en a assez de voir tomber un à un les jeunes qu’il a vu grandir. Il décide alors de faire quelque chose, et c’est avec le basket qu’il sauvera des vies. Holcombe Rucker organse pour la première fois un tournoi de basket-ball au coeur de Harlem. Plus qu’un succès, le tournoi devient le rendez-vous le plus attendu de l’année. Les jeunes de Harlem ont enfin une alternative à la déchéance de la rue. Rucker a apporté un souffle nouveau, un espoir minime mais un espoir tout de même.
 
Plus d’un demi-sècle est passé et Rucker Park (en l’honneur de Holcombe comme vous l’avez compris) est toujours là. Le mythique playground a vu les stars se succéder. Une multitude d’histoire, légendes urbaines pour certains et gravures pour d’autres, sont restés dans nos mémoires. Un exemple ? Il y en aurait des dizaines mais s’il fallait en raconter qu’un, ce serait certainemet celui de Earl Manigault. Surnommer "The Goat", la légende de Rucker Park avait parié pouvoir récupérer un billet de 10 dollars accrocher au sommet d’un panier de basket. Pas au niveau du cercle, non, tout en haut de la planche. The Goat le regardait d’en bas. Il prit son élan, s’envola et glissa dans l’air pollué de Harlem et avec grâce le morceau de papier qui flottait tel un drapeau au sommet de l’Himalaya.

 

"Les gens devenaient fous lorsqu’ils arrivaient au Park"

Pee Wee Kirkland, connu pour être le père originel du cross-over dribble, et aujourd’hui responsable du programme "The Scool of Skills" raconte  "Les gens devenaient littéralement fous lorsqu’ils arrivaient au (Rucker) Park et voyaient des joueurs extraordinaires comme Julius "Dr. J" Ervingj, Karrem Abdul-Jabbar, Earl "The Pearl" Monroe et bien d’autres. C’était de la pure adrénaline. On ne voyait nul part ailleurs des joueurs faire ce qu’ils faisaient sur un terrain. passe dans le dos, dribble entre les jambes et  mouvements inimaginables les uns comme les autres."   

 

Aujourd’hui le Rucker Streetball Tournament connu également sous le nom de Entertainers Basketball Classic (EBC) est l’évènement de l’année à Harlem. Chaque été les équipes locales s’affrontent, et les joueurs NBA qui ont un jour posé leur sneakers sur le goudron de Rucker prennent un plaisir non dissimulé à retrouver leurs racines. Cependant ce que nous devons retenir de Rucker Park, c’est le rêve du vieux Holcombe Rucker qui s’est battu pour faire évoluer sa communauté pour changer des destinés et parfois sauver des vies. Certes, des jeunes meurent encore victimes de la drogue et des gang mais Holcombe a montré à tous le monde que même un gars de Harlem pouvait faire de grande choses. Sa leçon pourrait simplement être : peu importe ton statut et les moyens dont tu disposes, l’important c’est d’y croire et de garder la volonté intacte.

 

© Jamil Zaïani

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commentaires
  1. YoannTracyMcGrady dit :

    alors tu vois comme j’ai le basket dans le sang l’année prochaine c’est pratiquement sur ,je vais NY poser mes shoes dans ce lieu mythique !!! mais jirai pas en NBA !!!

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